Wednesday, October 1, 2008

Castrer les traders …. une solution pour la réussite

Cela fait bien longtemps que je n’ai pas mis a jours mon Blog et ce sera de plus en plus rare compte tenu de ma sur-charge de travail. Mais comme je constate que vous êtes encore nombreux a visiter mon blog, j’ai décidé de faire un effort.

Je voudrais cette fois ci vous entretenir d’une de mes nouvelles passion. J’ai acheter 2 livres en la matière. Naturellement cette passion a en rapport avec la bourse. Ces livres concernent la finance comportementale et la neroéconomie, des discipline en plein essor.

Voici un article passionnant trouvé sur un site de nero-économie avec tout les liens qui vont avec :

Pour ceux qui suivent régulièrement ce blog, vous vous souvenez certainement d’un post que j’ai fait à propos d’un workshop intitulé Emotions et Rationalité auquel j’ai été invité à communiquer en janvier dernier à l’Université de Cambridge avec notamment Alan Kirman et Drazen Prelec.

Dans mon post, j’avais brièvement évoqué la présentation de John Coates, ancien trader à Wall Street, aujourd’hui neurophysiologiste à Cambridge. Il avait présenté des résultats en cours de publication sur les relations entre volatilité des marchés et les variations de concentration de certaines hormones (cortisol et testostérone) chez des traders en plein travail. Nous avions aussi mentionné cette étude en avant première dans notre article sur la crise de la Société Générale avec Erwann Michel-Kerjan de la Wharton School (voir Le Figaro du 30 janvier 2008 ).

Dès janvier j’avais été très intéressé par ses résultats pour plusieurs raisons :

  • l’étude est réalisée in vivo dans une salle de marché de la City à Londres. On a tellement entendu de critiques sur le caractère “laboratoire/isolé du monde” pour les études en neuroéconomie que celle-ci mérite notre intérêt au moins pour ce fait ;
  • ensuite, il ne s’agit pas d’une expérience de plus utilisant l’IRM fonctionnelle et proposant des images de telle ou telle partie du cerveau “impliquée” dans un processus de décision économique. Cette étude (ainsi que celles sur le rôle de l’ocytocine dans l’établissement de la confiance économique (voir ici) ou de la générosité (voir ici) nous montre que la neuroéconomie ne se limite pas qu’à l’IRMf pour faire des images de cerveau en 3D. La neuroendocrinologie si chère à Jean-Didier Vincent (par ailleurs pourfendeur notoire de la neuroéconomie comme il me l’a rappelé le mois dernier à l’Assemblée Nationale, voir ici, ici et ici), joue un rôle primordial dans la régulations de nos comportements. De fait elle constitue une voie à ne pas négliger en neuroéconomie et je ne suis pas le seul à le penser, sera de plus en plus présente à l’avenir dans notre champ de recherche.
  • un des auteurs est à la fois neurophysiologiste et ancien trader, il a donc la double compétence et sait donc ce dont il parle. Et pour l’avoir entendu en janvier, il en parle très bien.

Bref, l’étude vient d’être publiée dans les prestigieux comptes rendus de l’académie des sciences des Etats-Unis (Proceedings of the National Academy of Science USA, PNAS) et constitue LE buzz neuroéconomique de la semaine voire du mois. Tous les plus grands médias du monde (Financial Times, NY Times, Tribune de Genève, Trends, etc) en parlent. Journalistes et éditorialistes s’en donnent à coeur joie et il est donc possible de lire quelques explications ou suggestions savoureuses issues de ces résultats. Bien sûr, je pourrais continuer à écrire trois ou quatre paragraphes pour discuter de ce que je pense des résultats d’une manière plus scientifique (si certains d’entre vous le désirent je le ferai). Mais pour résumer voici ce que l’on trouve dans Courrier International qui rapporte un article publié sur le sujet dans le Financial Times : «Des chercheurs de l’université de Cambridge ont étudié 17 courtiers de sexe masculin au travail et ont découvert que, pour chacun d’entre eux, des taux de testostérone temporairement plus élevés semblaient être la cause et la conséquence d’une séance fructueuse [...] lors des séances volatiles, les courtiers sont inondés de cortisol, une hormone du stress, tandis que trop de testostérone convertit les prises de risques calculées en imprudence». On peut aussi lire ce commentaire que je ne peux m’empêcher de partager avec vous : «Castrer les traders est une possibilité, mais cela pourrait décourager les nouvelles recrues». Le titre que donne le magazine Le Point sur son site est aussi explicite : «Kerviel : la faute à ses hormones» et le magazine belge Trend propose même une solution à la crise : «Embauchez des femmes pour “guérir” les marchés financiers !».

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Saturday, April 26, 2008

Trader on the floor a 1 ans

Aujourd’hui, cela fait presque un an jour pour jour que mon blog “Trader on the Floor” existe.

C’est donc, un anniversaire qu’il convient de célébrer. Un anniversaire pour mon Blog. Mais aussi un aniversaire pour ma survie en milieux hostil car cela fait aussi a peu près de 3 ans que je passais mon premier ordre de bourse (En Avril 2005).

Souvenons nous de cette extraordinaire citation de Jesse Livermore : ” Il y a plusieurs espèces de pigeons qui ne diffèrent qu’en fonction de leur niveau d’expérience: Le novice absolu ne connait absolument rien et tient en moyenne de trois à trente semaines. Le pigeon expérimenté a étudié, pas le marché, mais quelques remarques faites sur le marché par un pigeon supérieur à lui. Il pense qu’il sait beaucoup de choses et le fait savoir. Il sait comment éviter de perdre son pognon en éviter les erreurs grossières que fait le parfait débutant. Il est la véritable rente, tout au long de l’année, des courtiers de tout poil. Il tient en moyenne trois ou quatre ans.”

A en croire Jesse, Je ne pourrais plus être considéré comme “Un novice absolu, ni même comme un “professionnel”, mais pour l’année qui va s’écouler, je deumeure potentiellement “Un pigeon expérimenté” ! :-)

Pour ne pas continuer dans cette dérision de bas étage, je tiens a vous informer que la principale erreurs des traders n’est pas d’ordre technique, ni même émotionnelle, ni même Money Manageriale, c’est tout simplement : La sous-capitalisation.

Inutile de se lancer sur le marché des futures avec seulement 10 000 €. Il vous faut suffisement d’argent pour acquerir de l’expérience pendant 4 à 5 ans.

Assez de blabla !

Pour mon anniveraire je vous propose un super morceau de musique : Le concerto pour piano n°20 de Mozart. Comme il m’a été impossible de le mettre en “SideBar” a cause de son poig trop imposant, je vous le propose en vidéo Dailymotion.

Bonne semaine et Bons trades.

1 - Mozart - Concerto N°20 Joao Pires
Vidéo envoyée par Quarouble

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Wednesday, April 2, 2008

Spéculation : Mission d’intérêt Général ?

Tout le monde se demande quel est la finalité de la spéculation. On se demande : Est ce vraiment moral que des gens puissent vivre de la manipulation des chiffres ?

Généralement la spéculation a mauvaise presse. Elle est accusé de tout les maux. Et cela ne date pas d’hier. Depuis que les marchés financiers existent, le bon peuple, n’a cesser de pointer du doigt cette activité improductive, parasite par laquel les nanties, ou les accapareurs, sont aussi responsable de “La vie chère”, c’est a dire, l’inflation des prix.

Je pense qu’il faut sortir des visions simplistes et avoir une vision claire et précise de cette activité. De nombreux économistes se sont pencher sur ce problème et il en a résulter de nombreuses analyses contradictoires. Je vais donc vous révéler les grandes lignes de l’état de la connaissance actuelle de la spéculation, puis je vous donnerais mon opinion.

Quels que soit les études, tous s’accordent pour reconnaitre au moins un mérite à la spéculation : Elle fludifie le marché par l’apport de liquidité qu’elle permet. En effet, la liquidité du marché est d’autant plus importante que les volumes traités et le nombre de transactions sont grands. Dans ce sens, la spéculation est perçu, comme une activité indispensable. En son absence, les activités de couverture réalisées par ceux qui souhaitent se couvrir contre un risque, les “Hedgers” seraient rendues plus difficiles et plus coûteuses. La spéculation est donc indispensable par l’apport de liquidité.

L’arbitrage est aussi un des éléments “positifs” de la spéculation car cela consiste à la réduction des distorsions de prix qui peuvent apparaître momentanément sur les marchés. Quand un arbitrage est ouvert, ces opérateurs, dont l’objectif est le gain financier, vont en tirer profit tant qu’il existe.

Mais le sujet le plus polémique est celui du rôle plus ou moins stabilisant ou déstabilisant de la spéculation. Certains auteurs affirment qu’elle a des effets stabilisants, d’autres pensent qu’elle est déstabilisante.

Le monétariste Milton Friedman estime que les spéculateurs gagnent sur les marchés seulement s’ils achètent lorsque les prix sont bas (En conséquence ils font monter les cours et contribuent à leur stabilité) et vendent quand les prix sont au plus haut (Ce qui fait baisser les cours et joue un rôle stabilisateur)
. Les spéculateurs peuvent se tromper et agir à contretemps, mais ils ne peuvent le faire constamment sinon ils seraient rapidement ruinés et évincés du marché. Seuls survivent les spéculateurs dont les interventions sont en moyenne stabilisantes, c’est-à-dire les spéculateurs avisés.

Pour l’économiste Nicholas Kaldor, créateur entre autres du “Carré Magique” ou “Diagramme de Kaldor”, il existe deux type de spéculateurs : Les professionnels et les amateurs. les professionnels, en petit nombre, qui representent aussi les positions les plus importantes, agissent de façon stabilisante. Les amateurs, eux, beaucoup plus nombreux et mal informés, interviennent avec retard en achetant au plus haut et en vendant au plus bas. Ils agissent de façon déstabilisante et sont finalement évincés du marché. Malheureusement ils sont vite remplacés par de nouveaux amateurs. Mais Kaldor conclut qu’il ne faut pas accorder trop d’importance aux amateurs, puisque les professionnels demeurent ceux qui dominent le marché.

Pour ma part j’ai une vision différente : Je pense que la spéculation est déstabilisante. Je m’explique. Friedman pose selon moi un mauvais postulat de départ en considérant toute activité spéculative comme stabilisante. Selon mon expérience, les spéculateurs n’achètent pas lorsque les prix sont bas, ils achètent seulement lorsqu’il y a une tendance, c’est à dire quand les cours montent. Et il vendent dans les tendances baissières, c’est à dire lorsque les cours baissent. Dans ces deux cas, le spéculateur n’intervient pas comme régulateur, mais au contraire comme un renforcement de la tendance. En d’autres termes, c’est la spéculation qui accentue les hausses et les baisses de prix, provoquant, de fait une instabilité accrue et une volatilité exacerbé. La preuve la plus flagrante de cette thèse est l’existance de Kracks et de bulles spéculatives qui sont les expressions les plus significatives de l’effet déstabilisant de la spéculation.

Pour finir, je tiens à nuancer mes propos. En effet, il existe de multiples formes de spéculation et il ne faudrait pas toutes les considérer sur le même pied d’égalité. Il y a la Titrisation, le Carry Trading, la gestion en Delta-Neutre etc… qui sont autant de formes de spéculations modernes qu’elles ont de conséquences diverses sur la stabilité des prix.

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Saturday, February 23, 2008

La mégalomanie de “la Laitière”

Le trader, et moi en particulier, car je n’échappe pas à la règle du commun des hommes sommes comme la laitière de la fable de Lafontaine. On rêve, on se fait un cinéma sur nos aptitudes, nos compétences et notre destin et comme dans la Fable “La laitière et la pot au lait” on rentre chez soi “gros Jean comme devant”.

Voici une fable moralisatrice, tel que savait en produire le 17ème siècle, pour nous méfier des travers de l’esprit humain :

LA LAITIERE ET LE POT AU LAIT

Perrette, sur sa tête ayant un Pot au lait
Bien posé sur un coussinet,
Prétendait (1) arriver sans encombre à la ville.
Légère et court vêtue elle allait à grands pas ;
Ayant mis ce jour-là pour être plus agile
Cotillon (2) simple, et souliers plats.
Notre Laitière ainsi troussée
Comptait déjà dans sa pensée
Tout le prix de son lait, en employait l’argent,
Achetait un cent d’oeufs, faisait triple couvée ;
La chose allait à bien par son soin diligent.(3)
Il m’est, disait-elle, facile
D’élever des poulets autour de ma maison :
Le Renard sera bien habile,
S’il ne m’en laisse assez pour avoir un cochon.
Le porc à s’engraisser coûtera peu de son ;
Il était quand je l’eus de grosseur raisonnable ;
J’aurai le revendant de l’argent bel et bon ;
Et qui m’empêchera de mettre en notre étable,
Vu le prix dont il (4) est, une vache et son veau,
Que je verrai sauter au milieu du troupeau ?
Perrette là-dessus saute aussi, transportée.
Le lait tombe ; adieu veau, vache, cochon, couvée ;
La Dame de ces biens, quittant d’un oeil marri
Sa fortune ainsi répandue,
Va s’excuser à son mari
En grand danger d’être battue.
Le récit en farce (5) en fut fait ;
On l’ appela le Pot au lait.
Quel esprit ne bat la campagne ?
Qui ne fait châteaux en Espagne ?
Picrochole, Pyrrhus (6), la Laitière, enfin tous,
Autant les sages que les fous ?
Chacun songe en veillant, il n’est rien de plus doux :
Une flatteuse erreur emporte alors nos âmes :
Tout le bien du monde est à nous,
Tous les honneurs, toutes les femmes.
Quand je suis seul, je fais au plus brave un défi ;
Je m écarte (7), je vais détrôner le Sophi (8) ;
On m’élit Roi, mon peuple m’aime ;
Les diadèmes vont sur ma tête pleuvant :
Quelque accident fait-il que je rentre en moi-même ;
Je suis gros Jean (9) comme devant,

(1) espérait
(2) petite jupe ou cotte de dessous
(3) méticuleux
(4) le prix que représente le porc
(5) comédie populaire ; cette farce n’a sans doute jamais été écrite…
(6) ils avaient rêvé de conquérir le monde entier
(7) je m’éloigne
(8) titre donné au roi de Perse (le schah)
(9) Nom propre que le peuple a mis en usage dans la langue, en le joignant abusivement à plusieurs mots injurieux

Cette fable date de plus de 300 ans et reste pleinement d’actualité car elle concerne un vice de l’esprit humain : La mégalomanie.

Aujourd’hui il faut savoir aller au delà de l’aspect moralisateur, et comprendre.

Désormais, on sait que la mégalomanie consiste en la surestimation de ses capacités, elle se traduit par un désir immodéré de puissance et un amour exclusif de soi. Elle est généralement le signe d’un manque affectif provoqué par une éducation trop stricte ou laxiste de la part des parents.

Raison d’autant plus forte pour mener une vie équilibré, riche socialement et affectivement.

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Saturday, January 26, 2008

“Ne pas vouloir aller plus vite que la musique”

Je vous l’ais déjà dit et je vous le répete : “Tout les traders qui viennent en bourse viennent pour devenir millionnaire en quelques mois et se voient à la retraite en quelques années, mais il finissent, pour la plus part, par être évincé du marché”

Je suis Trader ! Alors je peux vous dire quels étaient mes rêves de débutant :

Je me voyais faire des performances de 30 % par mois
Puis devant la réalité du métier, j’ai corrigé mes ambitions je me suis borné à réver à des 10 % par mois
Puis devant mes succès je me croyais le nouveau DIOUP avec 8 000 % en 6 mois
Puis devant mes échecs, j’ai encore corrigé le tir en ne revant plus qu’a 30 % par mois
Puis devant la réalité du métier, j’ai corrigé mes ambitions je me suis borné à réver à des 10 % par mois
etc….

Finalement je ne m’apercevais pas que je perdais mon capital que je ne gagnais rien !

Voilà une simulation !

Ne pas vouloir aller plus vite que la musique signifie “Ne pas vouloir faire plus de 10 %/ Mois“. C’est déjà une performance hautement honorable ! c’est transformer 1000 € en 1100 € en un mois. Ou 10 000 € en 11 000€ en un mois. Pas impossible pour quelqu’un qui a du “coeur” !

Partons d’un faible capital de 1 000 €

1er mois : 1 000*1,1^1 = 1 100

2ème mois : 1 000*1,1^2 = 1 210

6ème mois : 1 000*1,1^6 = 1 771

12ème mois : 3 138

18ème mois : 5 560

24ème mois : 9 849

36ème mois : 30 912

48ème mois : 97 017

60ème mois : 304 481

72ème mois : 955 593

Et vous voilà, en a peine 6 ans, millionnaire en ne fesant que 10 % chaque mois avec seulement 1000 € de départ !

“N’allez pas plus vite que la musique”

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Saturday, January 19, 2008

Hiérarchisation des priorités

Si vous êtes Trader, vous êtes sans doute également un intervenant assidu des forums et en particulier des forums boursiers qui prétendent délivrer la connaissance.

C’est vrai que l’on peut apprendre beaucoup de chose sur ces sites, mais je pense que la véritable connaissance est ailleurs. Pas “Ailleurs” comme si je pensais aux livres, aux séminaires, aux conférences etc… même si ces dernières sont aussi à leur manière une source de savoir. Par “Ailleurs”, je pense en priorité aux sites Internet ! Mais “Ailleurs” signifie aussi que c’est l’endroit où il y a le moins de monde.

Si les forums boursiers attirent beaucoup de gens, je ne pense pas que ce soit ici que ce trouve le véritable savoir. Le véritable savoir est généralement sur les sites professionnels ou particuliers, voir les blogs d’autres Traders.

Il y a une chose que j’ai lu sur un forum il y a de cela beaucoup de temps.

“Le trader doit avoir 3 priorités : 1- Ne pas perdre, 2-Finir le mois positifs, 3-Faire exploser le compteur”

Je ne me souviens plus qui est l’auteur de cette phrase.

Je doit avouer que j’y ais longtemps cru. Je me suis persuadé que c’était les 3 objectifs prioritaires du Trader. Et bien voila un aperçu de l’ignorance que règne sur les forums. Rien de cela n’est vrai !

Remarquez comme ces trois priorités sont tendancieuses !

Remarquez comme ces priorité sont axés essentiellement sur la notion d’argent ! Bien sur, on vient en bourse pour gagner de l’argent, mais je me suis rendu compte que cette recherche ne devait en aucun cas être une priorité !

La priorité du spéculateur n’est pas de gagner de l’argent. Je préfère encore nettement une citation de Lefort qui dit “On ne viens pas pour gagner de l’argent, mais pour gagner des points”. Mais ceci n’est qu’un détail.

Je vais vous livrer mes trois priorités, Je les hiérarchise également.

1-Constitution d’un capital pour pouvoir spéculer (Chacun a ses propres sources pour se constituer un Capital : Donation, travail, rente etc….). C’est là, la priorité essentielle pour pouvoir spéculer : Avoir de l’Argent. Cela peut paraître une lapalissade de dire ça. Mais il est important de le rappeler. Sans argent on ne peut spéculer comme une entreprise ne peut exister seulement avec ses employés. Il faut un capital.

2-Mettre au point une technique ou analyse fiable : Après avoir réuni plusieurs milliers d’Euro, votre Capital de départ, vient le temps du travail. Et ce travail consistera à tout mettre en oeuvre pour pouvoir appréhender la complexité du métier : Acquisition des connaissances, backtestings, réflexions, simulations, essais, encore des essais, gestion du Stop-Loss etc… C’est un travail long, pénible, fatiguant, … mais tellement enrichissant.

3-Acquérir une discipline. C’est le but ultime du Trader. Avez vous remarquer que je parle d’Acquerir la discipline. je veux dire “Discipline pour respecter son plan de trading”. Je pense que l’acquisition de la discipline par l’intermédiaire de travail psychologique, imposition de normes, modestie, patience etc… est le but ultime.

Cela peut vous paraître étrange d’apprendre, ici, que l’acquisition de la discipline est le but ultime du trader est non pas “Faire exploser le compteur”. En effet, je pense que c’est ce genre de remarque que l’on lit sur les forums qui sont source de confusion car elles stimulent l’un de nos plus bas instinct “La cupidité”. Et la cupidité mène aux erreurs, qui mènent fautes, qui mènent aux pertes.

Choisissez votre voie !

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Saturday, January 5, 2008

Bilan de 2 ans de trading

Cette semaine cela fait presque jour pour jour, deux ans que je trade. C’est donc un anniversaire qu’il convient de célébrer. Un anniversaire donc ! Celui de ma survie en milieux hostile.

Voici un graphique de l’évolution de mon portefeuille depuis deux ans.

Il y a eut des hauts, il y a eut des bas ! Mais il semble que depuis quelques mois je suis parvenu a bloquer l’hémorragie qui commença en avril 2008.

Autant le premier échec des premiers mois de 2006 était une crise technique dans le sens où il s’agissait de problèmes de nature technique dans la mise au point d’une technique et d’une analyse fiable.

Autant le second échec fut une crise à la fois technique (Remise en cause des techniques acquises) et de confiance et psychologique (Sentiment d’invulnérabilité, Pétages de plombs, excès de confiance, etc…)

Avec le recul, je me suis facilement remis de la crise du premier semestre. En 3 mois seulement je parvenais à mettre au point une technique digne de ce nom.

Mais la crise actuelle est bien plus profonde. Depuis 5 mois elle dure car c’est désormais un autre travail qu’exige de moi le marché. Un travail sur soi, sa pensée, ses idées, son contrôle, sa modestie, son attention, sa patience, son endurance, ect…

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Friday, December 28, 2007

Entre Euphorie et Désespoir.

Au grès de ses succès ou de ses échecs, le trader oscille entre euphorie et désespoir.

Quand, le trader parvient a réaliser plusieurs séances, voir plusieurs semaines de gains consécutifs, c’est comme si l’on ressentait une sensation d’invulnérabilité de manière à ce que l’on pense que le marché n’a plus de secret pour nous. Un peu comme si une bonne fée venait de se pencher sur nos souffrances pour nous susurrer au creux de l’oreille “Désormais je fais de toi quelqu’un de hors du commun et d’imbattable. Tu est l’”élu”".

Et parfois c’est l’inverse. On affile plusieurs séances de pertes consécutives et l’on se persuade que l’on est un nul, un médiocre ou pire encore, un maudit. On se dit que le sort, en somme le destin, est bien cruel de nous faire subir tant d’épreuves et de souffrances. Bref, rien ne va plus. On se met a broyer du noir, a pleurer, etc…. Et parfois pire.

Voila la réalité du métier de trader. Je dirais mieux, “la réalité de trader débutant”. Le trader vacille constamment entre euphorie et désespoir. Si vous êtes trader, cela vous rappellera sans doute des souvenirs, mais rien de nouveau. Si vous n’êtes pas encore trader et que vous songez à en faire votre métier, cela devrait susciter une certaine prise de conscience.

Mais je compte aller plus loin. Ne pas me borner en une simple et stérile constatation. Il faut savoir en tirer des leçons.

Avez vous remarquez comme c’est lorsqu’on est le plus dans le désespoir que l’on parvient à mieux respecter son plan de trading ? Un peu comme si la crainte, la peur tétanisait toute idée d’enfreindre les règles de trading, de money management etc… C’est, en effet, lorsque j’étais le plus au bord du gouffre (Financier et psychologique) que je parvenais a réaliser mes plus belles performances. J’en parle dans mon commentaire sur l’article “Les initiés” de la semaine dernière, ou comment transformer 1098 € en 2820 € en 3 semaines. Soit 156 % en 3 semaines et environ 50 % par semaine. Je réalisais cette performance juste après un sérieux revers. Le désespoir a parfois du bon.

Cela me fait penser à une citation de Eric Lefort dans son livre que vous connaissez tous, dans lequel il explique que le trader vacille entre désespoir et euphorie et qu’il faut bien se garder de céder à cette dernière qui est bien plus trompeuse. Et bien je pense désormais la même chose. Rien n’est pire que l’euphorie qui nous aveugle et qui nous donne un sentiment de supériorité.

Si le désespoir est salutaire. L’euphorie qui succède à chaque période de gains consécutifs vous trompera sur la réalité. Je n’ai pas encore suffisamment de recul pour savoir comment lutter le plus efficacement contre ce travers de l’esprit, mais je ne peux vous conseiller que de travailler votre psychologie.

En effet, c’est avant tout ce phénomène psychologique qui expliquerait en grande partie pourquoi tant d’auteurs et de traders attribuent une part de la réussite du trader si important à la maîtrise des émotions et de la pensée.

Nous avons déjà abordé ce sujet dans l’article “Psychologie de Thami Kabaj”. Mais je vous entretiendrais dans quelques jours de la façon la plus concrète que j’ai mis au point. Je ne voudrais pas me borner à une simple spéculation pseudo-philosophico-psychologique.

A la semaine prochaine et bonne année.

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Wednesday, November 28, 2007

Le secret de la pierre philosophale

Vous connaissez probablement cette citation de Jesse Livermore :

“Un spéculateur doit lutter contre des hordes d’ennemies qui lui coutent très cher et qui sont tapies au plus profond de lui-même”. “Les pires ennemis du spéculateur sont au nombre de quatre: l’ignorance, la cupidité, la peur et l’espoir.”

Et bien, je doit avouer que je ne suis jamais parvenu à comprendre cette citation. D’ailleurs, on trouve beaucoups de citations semblables dans la littérature boursière, et en particulier, la littérature américaine, généralement focalisé sur “La peur et la cupidité”.

Je pense qu’aujourd’hui, je suis en mesure de comprendre ce genre de citations, et je pense même que sa compréhension permet d’ouvrir les portes de la réussite.

On pense que les émotions sont la principale cause d’échec du trader. Ce sont les quatres émotions suivantes qui sont les plus dangereuses : Orgueil, Cupidité, Peur et Espoir (Voir l’art. “L’enfer, c’est la bourse”)

Si nos pires ennemis sont nos émotions, il ne reste plus qu’a savoir comment ne plus en devenir esclave.

Au début, en réfléchissant à la reflexions de cet article, je me suis lancer dans des spéculations pseudo-philosophiques de dichotomie : Emotions/Raison, Bestialité/Humanité etc…

Après m’être informé, je conçois que la réalité est plus complèxe.

Les émotions ne sont en rien une preuve d’animalité, mais bel et bien d’humanité. Les animaux ont des instincts. Les hommes, ont à la fois, des instincts, des émotions, et de la raison.

Il ne s’agit pas là d’une pure spéculation, mais d’une constatation scientifique.

Les instincts humains nous prouviennent de l’évolution de l’espèce animale. Certes, l’homme est un animal, et c’est pourquoi il est doté d’instincts (Ex : Faim, soif, survie, respiration, reproduction etc..). Mais il n’est pas que cela.

Les émotions sont l’ensemble des éléments acquis par l’humanité au cours des millions d’années qui séparent le Pithecanthropus de l’homo-sapiens-sapiens, en passant par l’homo-érectus, l’homo-habilis etc...

Enfin, la raison, acquise au cours des derniers millénaires d’évolution.

La vraie question est : Si les émotions inhérantes à l’homme sont également la principale cause des pertes du trader sur les marchés, comment pouvons nous les contrôler, ou les atténuer ?

Pour répondre à cettte question il faut faire autant que ce peut que notre raison, notre froideur calculatrice prédomine sur les émotions. Des éléments de réponse concrèt ont été distillé par Nick Leeson, dans son interview “Le retour du “Trader maudit”" de la semaine dernière.

«Il y a des années, je n’avais aucune discipline», avoue M. Leeson

«D’après mon expérience d’alors et depuis ce temps, je ferais en sorte de devenir correctement discipliné»

En effet, la clef de la maitrise des émotions est la discipline, c’est à dire, l’aptitude à suivre des règles que l’on se fixe. Il ne s’agit pas seulement des règles de trading habituelles (Ex: Stop, Risk-management, Monney-management etc…), mais également de règlesde vie. Il faut une certaine hygiène de vie, physique, mentale, sociale et affective.

Je vous donne un exemple parmi tant d’autres. Je suis les graphiques en 15 minutes sur les taux et je ne consacre pas plus de 2 minutes tout les quarts d’heures à analyser les cours, soit environ 96 minutes par jours, soit 1 heure 30 d’analyse pour une journée de 12 heures de trading. Ceci afin de me préserver des émotions et de la fatigue psychologique. Le reste du temps, je m’occupe à autre chose.

Mais pour en arriver à ce niveau, encore faut-il avoir une analyse et une technique fiable. Et ceci suppose de longues heures d’études.

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Saturday, September 22, 2007

« No futures »

Tout les traders débutants que je rencontre se voient millionnaires en quelques mois et à la retraite en quelques années. C’est pour cela qu’ils privilégient les actifs les plus rentables et par corollaire, les plus risqués. Ils spéculent généralement sur les marchés les plus volatiles (Ex : Forex, Commodies, Actions ) et sur les actifs qui offrent les plus grands effets leviers (Ex : SRD, Warrants Futures, Options, CFD’s etc.…). C’est à dire qu’ils cherchent à obtenir le meilleur rendement de leur capital dans le laps de temps le plus restreint.

Aujourd’hui, il suffit de 2000 € pour négocier 1 contrat futur (FCE, Emini-Russell, Mini-Dow, Mini-Nasdaq etc.…) et vous pouvez facilement gagner ou perdre 200 € chaque jour. Ce qui représente 10 % du capital en journalier. Beaucoup de traders débutant cherchent à gagner énormément d’argent en peu de temps sur ce genre de marchés, mais, je fini par penser que tout ceci est un piège. Je crois qu’un trader aguerrie peut gagner beaucoup d’argent sur ce genre de marchés, mais le débutant qui ne maîtrise pas suffisamment la technique, a plus de chance de finir ruiné que de s’enrichir . Moi même j’ai gagner beaucoup d’argent sur les marchés à termes, mais finalement je finissait par reperdre tout mes gains et même pire, à éroder mon capital.

L’un de problèmes fondamentaux que j’ai rencontré est que je perdais plus d’argent à chercher l’apparition de tendances que je n’en gagnais en prenant une tendance du début à la fin. C’est à dire, qu’il n’est pas trop difficile, dès lors que vous possédez un peu d’expérience, de savoir si un marché va monter ou va baisser, en revanche il est extrêmement ardu de prendre une position longue ou courte sans que votre stop ne soit touché, et cela même si vous êtes dans le bon sens. Puisque dans un marché très volatil votre STOP est fréquemment sollicité.

En somme, j’estime que sur 5 trades, seul 2 sont de véritable tendance que je parviens à prendre. Pour les 3 autres trades, les courus finissent par venir chercher votre STOP. Et ce même si vous êtes dans le bon sens simplement car vous prenez position trop tôt. Je sais facilement le sens que prend les cours mais je ne parviens pas a savoir quand est ce qu’ils vont aller dans le sens souhaité. C’est à la question « Quand ?» qu’il est difficile de répondre. Même, mon étude des « cycles » ne m’a pas permis de résoudre ce problème de timing.

C’est à cause de cela que je viens de découvrir un type de future très intéressant. Les futures sur taux d’intérêts (Tbond, Bund, Bobl etc…). Ils offrent l’énorme avantage d’être moins volatile que la plus part des autres futures. Même si on prend position 1, 2 ou 3 heures avant d’apparition de la tendance, il y a moins de risque de voir sa position stoppé par la forte volatilité car les cours évoluent de manière plus lente. La liquidité sur les taux est la meilleur au monde puisque c’est le marché le plus important au monde, loin devant le Forex.

Posted by Mero at 15:43:46 | Permalink | Comments (1) »