Castrer les traders …. une solution pour la réussite
Je voudrais cette fois ci vous entretenir d’une de mes nouvelles passion. J’ai acheter 2 livres en la matière. Naturellement cette passion a en rapport avec la bourse. Ces livres concernent la finance comportementale et la neroéconomie, des discipline en plein essor.
Voici un article passionnant trouvé sur un site de nero-économie avec tout les liens qui vont avec :
Dans mon post, j’avais brièvement évoqué la présentation de John Coates, ancien trader à Wall Street, aujourd’hui neurophysiologiste à Cambridge. Il avait présenté des résultats en cours de publication sur les relations entre volatilité des marchés et les variations de concentration de certaines hormones (cortisol et testostérone) chez des traders en plein travail. Nous avions aussi mentionné cette étude en avant première dans notre article sur la crise de la Société Générale avec Erwann Michel-Kerjan de la Wharton School (voir Le Figaro du 30 janvier 2008 ).
Dès janvier j’avais été très intéressé par ses résultats pour plusieurs raisons :
- l’étude est réalisée in vivo dans une salle de marché de la City à Londres. On a tellement entendu de critiques sur le caractère “laboratoire/isolé du monde” pour les études en neuroéconomie que celle-ci mérite notre intérêt au moins pour ce fait ;
- ensuite, il ne s’agit pas d’une expérience de plus utilisant l’IRM fonctionnelle et proposant des images de telle ou telle partie du cerveau “impliquée” dans un processus de décision économique. Cette étude (ainsi que celles sur le rôle de l’ocytocine dans l’établissement de la confiance économique (voir ici) ou de la générosité (voir ici) nous montre que la neuroéconomie ne se limite pas qu’à l’IRMf pour faire des images de cerveau en 3D. La neuroendocrinologie si chère à Jean-Didier Vincent (par ailleurs pourfendeur notoire de la neuroéconomie comme il me l’a rappelé le mois dernier à l’Assemblée Nationale, voir ici, ici et ici), joue un rôle primordial dans la régulations de nos comportements. De fait elle constitue une voie à ne pas négliger en neuroéconomie et je ne suis pas le seul à le penser, sera de plus en plus présente à l’avenir dans notre champ de recherche.
- un des auteurs est à la fois neurophysiologiste et ancien trader, il a donc la double compétence et sait donc ce dont il parle. Et pour l’avoir entendu en janvier, il en parle très bien.
Bref, l’étude vient d’être publiée dans les prestigieux comptes rendus de l’académie des sciences des Etats-Unis (Proceedings of the National Academy of Science USA, PNAS) et constitue LE buzz neuroéconomique de la semaine voire du mois. Tous les plus grands médias du monde (Financial Times, NY Times, Tribune de Genève, Trends, etc) en parlent. Journalistes et éditorialistes s’en donnent à coeur joie et il est donc possible de lire quelques explications ou suggestions savoureuses issues de ces résultats. Bien sûr, je pourrais continuer à écrire trois ou quatre paragraphes pour discuter de ce que je pense des résultats d’une manière plus scientifique (si certains d’entre vous le désirent je le ferai). Mais pour résumer voici ce que l’on trouve dans Courrier International qui rapporte un article publié sur le sujet dans le Financial Times : «Des chercheurs de l’université de Cambridge ont étudié 17 courtiers de sexe masculin au travail et ont découvert que, pour chacun d’entre eux, des taux de testostérone temporairement plus élevés semblaient être la cause et la conséquence d’une séance fructueuse [...] lors des séances volatiles, les courtiers sont inondés de cortisol, une hormone du stress, tandis que trop de testostérone convertit les prises de risques calculées en imprudence». On peut aussi lire ce commentaire que je ne peux m’empêcher de partager avec vous : «Castrer les traders est une possibilité, mais cela pourrait décourager les nouvelles recrues». Le titre que donne le magazine Le Point sur son site est aussi explicite : «Kerviel : la faute à ses hormones» et le magazine belge Trend propose même une solution à la crise : «Embauchez des femmes pour “guérir” les marchés financiers !».